Le début de l’année 2026 est marqué par une météo tourmentée sur une vaste portion du territoire français. Depuis jeudi, la dépression baptisée Goretti balaie le nord de l’Hexagone, provoquant des phénomènes atmosphériques impressionnants. Si la façade atlantique a subi le plus gros de l’assaut avec des pointes de vent dépassant les 200 km/h, le département de l’Aube n’a pas été totalement épargné par cette agitation nocturne.
Dans la région de Troyes, le paroxysme de l’événement a été atteint en fin de nuit, aux alentours de 4 heures du matin. Les anémomètres ont alors relevé des pointes frôlant les 95 km/h, signe d’une activité éolienne vigoureuse. Ces courants se sont maintenus avec une intensité similaire au lever du jour, bien que la vitesse moyenne du vent soit restée plus modérée, ne franchissant pas le seuil des 60 km/h en dehors des bourrasques soudaines.
Face à ces conditions, une vigilance particulière a été instaurée pour l’ensemble du territoire aubois. Les prévisionnistes anticipent toutefois une amélioration progressive. La force des courants devrait s’étioler au fil des heures, permettant une levée de l’alerte dès la fin de la journée.
L’impact de cette tempête s’est également fait ressentir sur les infrastructures de transport. Anticipant des risques de chutes de branches ou d’objets sur les voies, les services ferroviaires ont pris des mesures radicales. Le trafic entre Troyes et la capitale a été suspendu durant toute la matinée de vendredi, le temps de s’assurer de la sécurité de la ligne.
Bien que les dommages matériels semblent limités par rapport aux dégâts constatés sur le littoral de la Manche, cet épisode rappelle la soudaineté des phénomènes hivernaux. La prudence reste donc de mise pour les déplacements, en attendant que Goretti ne s’évacue totalement vers l’est.
